Malgré l’absence de salles, le film sénégalais est bien représenté dans les festivals de cinéma dans le monde. Le cinéma narratif du Sénégal se caractérise surtout par son réalisme social et didactique, et il y a aussi une tradition forte du cinéma documentaire des réalisateurs sénégalais et étrangers.
Le début du cinéma sénégalais remonte avant l’indépendance avec Afrique-Sur-Seine de Paulin Soumanou Vieyra. Sorti en 1955, ce film de Vieyra avait désobéi la loi française qui interdisait aux citoyens des colonies de faire des films.
Autres cinéastes sénégalais, Djibril Diop Mambéty, Safi Faye, Moussa Sène Absa, Moussa Touré. Cheikh Tidiane Aw, Mahama Traoré, Khady Sylla, Moussa Bathily, Ababacar Samb Makhram, Ousmane William Mbaye, Félix Samb Ndiaye, Joseph Gai Ramaka, Fabacary Assimbi Coly, Adam Sie, Angèle Diabang Brener, Dyana Gaye, Ben Diogaye Bèye, Mansour Sora Wade et le cinéaste peut-être le plus connu de l’Afrique, Ousmane Sembène.
Souvent appelé "le père du cinéma africain", Sembène a fait une collection de 14 films. Sa spécialité était de faire des films pertinents portant souvent sur des sujets tabous dans les sociétés : la polygamie, l’excision des femmes et le post-colonialisme. Ses films sont bien appréciés des industries cinématographiques du monde entier. Ils sont aussi les plus accessibles au Sénégal.
Ousmane Sembene
Une flopée d’hommages a suivi la disparition, le 9 juin à Dakar à l’âge de 84 ans, de Sembene Ousmane, écrivain et cinéaste de talent, homme de refus, qui restera dans l’histoire comme un intellectuel engagé et préoccupé par le devenir de son peuple.
> Hommage à Sembène Ousmane, militant jusqu’au bout de la cause africaine
> Ousmane Sembène n’est plusMoolaadé (2004)
Salles de cinéma
Dommage que durant les dix dernières années, les salles de cinéma publiques ont presque toutes été fermées pour des raisons financières. Plusieurs de ces anciennes salles sont devenues maintenant des centres commerciaux ou des hôtels.
Il en reste quelques-unes, moins prestigieuses, qui présentent des films parfois. Il est nécessaire d’appeler avant de se déplacer.
U3 Parcelles Assainies Capacité 1200 Contact : Pape Samba Ndiaye 76 679 89 01
Liberté SICAP Liberté Capacité : 1500 Contact : Alphonse Sarr 77 534 96 62
Médina Médina Capacité : 800 Contact : Ablaye Guéye 77 649 26 52
El Hadj Gueule TapéeGueule tapéeVaran, le plus grand des lézards africains. Il a donné son nom à un quartier de Dakar. Capacité : 800 Contact : Alioune Diagne 77 637 14 13
Christa Patte d’Oie Capacité : 800 Contact : Tidiane Aw 33 827 16 16
Vox Pikine Capacité : 1500 Contact : Ousmane Cissé 77 634 30 74
Awa Pikine Capacité : 1000 Contact : Babacar Diouf 77 638 27 27
Al Karim Pikine Capacité : 800 Contact : Moussa Sow 77 553 96 62
El Mansour Rufisque Capacité : 800 Contact : Alphonse Sarr 77 534 96 62
Agora Thiès Capacité : 800 Contact : Babacar Diouf 77 638 27 27
Palace Thiès Capacité : 800 Contact : Babacar Diouf 77 638 27 27
Vox Kaolack Capacité : 800 Contact : Babacar Diouf 77 638 27 27
Diourbel Diourbel Capacité : 800 Contact : Baye Dièye 77 648 22 12
Rex Saint Louis Capacité : 800 Contact : Aby Traoré 77 551 77 44
Institut Français Léopold Sédar Senghor (souvent appelé le CCF)
www.institutfr-dakar.org – 33 823 03 20
L’Institut Français projette des films (surtout francophones) dans sa salle de cinéma et aussi en plein air au « Théâtre de verdure ». L’Institut présente fréquemment des programmes variés de longs métrages et documentaires sur le Sénégal et d’autres pays, accompagnés d’exposés et de débats.
La Médiathèque est ouverte depuis janvier 2008 et on peut y louer des films.
Média Centre Dakar – 33 831 07 71
www.mediacentredakar.com
Le Média Centre de Dakar présente le Festival du Film de Quartier chaque année au mois de décembre. Ce festival promeut surtout des courts-métrages de fiction et documentaires. Ces films sont le produit des stagiaires du Média Centre et portent sur des thèmes sociaux.
Le ciné-club démarre en janvier.
Goethe Institut – 33 823 04 70 ou 33 869 88 80
www.goethe.de/ins/sn/dak/frindex.htm
Le Goethe Institut présente des films pour enfants tous les soirs du mercredi au vendredi.
CINESEAS
Association des Cinéastes Sénégalais Associés (CINESEAS) dans le bâtiment de la RTS en face du Théâtre National Daniel Sorano. Cette organisation vend également des DVD de Ousmane Sembène.
Veuillez contactez Alice Diouf pour plus d’infos : cineseas@yahoo.fr
(00221) 33 822 36 91
Image et Vie est une ONG dont les principaux objectifs visent à promouvoir la culture et l’éducation par le cinéma et contribuer à la diffusion du cinéma africain, de celui des autres peuples et à la relance de la fréquentation des salles de cinéma au Sénégal. Elle se soucie notamment d’accompagner la formation des jeunes réalisateurs et autres acteurs du monde du cinéma.
Elle organise un festival chaque mois de juin qui se situe à Dakar avec les projections, discussions et ateliers.
www.imagevie.org - 33 842 91 50 – 77 570 02 87
Le cinéma sénégalais au Fespaco
3e FESPACO, 1972
- Prix de consolation : Pour ceux qui savent, de Tidiane Aw
5e FESPACO, 1973
- Premier prix de consolation : ex aequo Vent du Sud de Mohamed Slim Riadh (Algérie) et Ndiangane de Mahama Johnson Traoré (Sénégal)
- Mention spéciale : Kaddhu Beykat (Lettre paysanne) de Safi Faye
8e FESPACO, 1983
- Prix du meilleur court métrage : Certificat d’indigence de Moussa Bathily 13e FESPACO, 1993
- Prix spécial du jury (courts métrages) : Boxumalen d’Amet Diallo
14e FESPACO, 1995
- Prix du meilleur court métrage : Le Franc de Djibril Diop Mambéty
15e FESPACO, 1997
- Prix de la meilleure image : Tableau Ferraille de Moussa Sène Absa
16e FESPACO, 1999
- Prix de la meilleure musique : Wasis Diop (Sénégal) pour Silmandé (Burkina Faso)
17e FESPACO, 2001
- Meilleur acteur : Makéna Diop (Sénégal) dans Battu de Cheick Oumar Sissoko (Mali)
- Meilleure musique : Wasis Diop (Sénégal) pour Les Couilles de l’éléphant de Henri Joseph Koumba Bibidi (Gabon)
- Hommage spécial Ousmane Sembène pour Faat-Kiné présenté par l’auteur hors compétition
18e FESPACO, 2003
- Prix Oumarou Ganda de la première œuvre : L’Afrance d’Alain Gomis (France-Sénégal)
- Prix de la meilleure musique : Wasis Diop (Sénégal) et Loy Ehrlich pour Le prix du pardon (Sénégal)
- Prix de l’Union européenne : L’Afrance d’Alain Gomis (France-Sénégal)
19e FESPACO, 2005
- Mention spéciale : Le Sifflet de As Thiam
- Prix spécial santé : Moolaadé de Ousmane Sembène
- Prix de l’Unicef « Pour la promotion des droits de l’enfant » : Un amour d’enfant de Ben Diogaye Bèye
- Prix Signis de l’association catholique mondiale pour la communication mention spéciale : Un amour d’enfant de Ben Diogaye Bèye
- Prix côté doc de la meilleure œuvre documentaire : Sokhna Amar
20e Fespaco, 2007
- Prix spécial de l’intégration africaine (décerné par l’Union économique et monétaire ouest-africaine, UEMOA) prix du court métrage : Dyana Gaye pour Déwéneti
En mars 2007, la Fondation Ecobank a annoncé son intention de lancer un prix Ousmane Sembene au Fespaco. Le prix remis au récipiendaire à l’issue du Festival sera constitué d’un trophée et d’un montant en numéraires sous forme de chèque.




